Archives de catégorie : Musiques

Dominique A, Éléor à Toulon

Dominique A en concert, 2015

Dominique A en quartet très rock au Théâtre Liberté de Toulon1, sur une setlist quasi parfaite, entre la manière des choses d’avant et la matière de celles d’aujourd’hui. Qui ferait un beau best of live

Quand on a que l’amour… Domi­nique A n’a sans doute pas que cela en par­tage – seule­ment, même lorsqu’il s’agit de socio­lo­gie, d’histoire ou de poli­tique, cha­cune de ses chan­sons est aus­si en fili­grane une his­toire d’amour. Or cha­cun sait depuis bien avant les Rita Mit­sou­ko que les his­toires d’amour finissent mal, en géné­ral comme en par­ti­cu­lier, sinon ce ne sont pas des his­toires. Et les his­toires, c’est la matière de Domi­nique A, il en a autant que de musique dans sa car­casse de colosse ambi­gu chez qui le mas­cu­lin et le fémi­nin s’épousent jusque dans la voix et dans la ges­tuelle.

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  1. Théâtre Liber­té de Tou­lon, jeu­di 8 octobre 2015, dans le cadre du fes­ti­val Rade Side Of The Moon 

Autour de… Reverse Flows

Reverse Flows

Au len­de­main de la créa­tion de Reverse Flows, de Laurent Cuniot, à la Mai­son de la musique de Nan­terre1. Ce len­de­main flou, exten­sible – disons-le : méta­pho­rique, qui sépare les bague­nau­deurs des phy­si­ciens, et les rédac­teurs des musi­ciens.

Au len­de­main, com­ment trans­mettre quelque chose de cette musique ? Échan­ger quelques pierres gra­vées avec ceux qui y étaient, dépo­ser un cairn pour ceux qui n’y étaient pas, bali­ser le che­min ima­gi­naire en vue d’inciter à l’excursion ?  Conti­nuer la lec­ture de Autour de… Reverse Flows


  1. Reverse Flows, pour alto, ensemble et élec­tro­nique, créée par Gene­viève Stros­ser et TM+ sous la direc­tion de Marc Des­mons, le 23 juin 2015 à Nan­terre dans le cadre du fes­ti­val Mani­feste 2015 de l’Ircam 

Florent Boffard, le chant des modernes

Le pianiste Florent Boffard


Cho­pin, Bar­ca­rolle opus 60. Berg, Sonate opus 1. Bou­lez, Sonate n ° 3 For­mant 3. Janáček, Sonate 1.X.1905. Cho­pin, Pré­ludes opus 28 (n° 17 à 24).


Au programme du récital donné au temple de Lourmarin1 par le pianiste Florent Boffard : le lyrisme d’hier et comment il diffuse dans la modernité d’aujourd’hui. Intense traversée d’un monde sonore dense, mouvant et fragile, comme animée par le feu sous la glace.

La musique d’aujourd’hui et ses com­po­si­teurs, Florent Bof­fard les connaît sur le bout des doigts. Le pia­no d’hier aus­si. Et savoir invi­ter la fami­lia­ri­té de l’un dans la com­plexi­té des autres est l’un des dons de cet artiste qui tra­verse constam­ment le miroir entre l’enfant émer­veillé et le conteur évident de choses qui ne le sont pas. En confron­tant en cercles concen­triques le pia­no d’un Cho­pin qu’on croit connaître par cœur à la lignée des modernes – Jana­cek, Berg et Bou­lez – il choi­sit, au-delà de la défense d’un réper­toire mécon­nu sinon mal aimé, de tra­mer les fils et les motifs de musiques dont on n’entendait pas autant les cor­res­pon­dances.  Conti­nuer la lec­ture de Florent Bof­fard, le chant des modernes


  1. Réci­tal Florent Bof­fard à Lour­ma­rin, le 11 août 2015, dans le cadre du fes­ti­val inter­na­tio­nal de pia­no de La Roque d’Anthéron 

Bruce Brubaker, Glass Piano

Récital Bruce Brubaker, abbaye de Silvacane


Pro­gramme du réci­tal :
Phi­lip Glass. Meta­mor­pho­sis n° 2 et n° 1. Études n° 4, n° 2 et n° 5. Mad Rush. Ope­ning. Eve­ning Song (extrait de Satya­gra­ha).


Il y a des musiques qui racontent des histoires, d’autres qui ouvrent des espaces – celle de Philip Glass sous les doigts de Bruce Brubaker relèverait plutôt de l’instant suspendu. C’était au cloître de l’abbaye de Silvacane, dans le cadre du festival de La Roque d’Anthéron1.

Philip Glass est de ces com­po­si­teurs contem­po­rains ado­rés, entre autres, par ceux qui n’aiment pas la musique dite contem­po­raine – oreilles Louis-Phi­lippe et “néos” y com­pris. Ce qui fait quelque part mau­vais genre et entraîne ipso fac­to les réti­cences du sériel audi­teur et du chas­seur spec­tral. Or le com­po­si­teur ne mérite ni cet excès d’honneur ni cette indi­gni­té. Sa musique – qu’on la dise répé­ti­tive, mini­male, post- ou ce qu’on veut – vaut plus et mieux, sur­tout lorsqu’elle passe par le cla­vier de Bruce Bru­ba­ker. Conti­nuer la lec­ture de Bruce Bru­ba­ker, Glass Pia­no


  1. Réci­tal Bruce Bru­ba­ker, fes­ti­val inter­na­tio­nal de pia­no de La Roque d’Anthéron, le 1er août 2015 au cloître de l’abbaye de Sil­va­cane 

Verrà la morte

Com­po­si­tion de Laurent Cuniot, pour cla­ri­nette solo et orchestre. Durée : 25 min. Créa­tion
le 24 avril 1997 au Théâtre de Poi­tiers. Phi­lippe Ber­rod, cla­ri­nette, orchestre Poi­tou-Cha­rentes, direc­tion : Pas­cal Ver­rot.

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Le cycle Verrà la morte : Pré­lude – You, dap­pled smile – Lo spi­ro­glo dell’alba – Verrà la morte – La casa – Sangue di Pri­ma­ve­ra – Last blues

 

Comment s’y prendre pour par­ta­ger émo­tions et repères à pro­pos de Verrà la morte, pièce orches­trale com­po­sée autour d’un cycle de poèmes de l’écrivain ita­lien Cesare Pavese ?

Dif­fi­cile, tant la poé­sie lapi­daire – au sens du tra­vail de la pierre pré­cieuse, angles vifs et feux cha­toyants – cou­pe­rait la langue de qui vien­drait y mêler la sienne. Plus que dif­fi­cile : impru­dent, tant il y a ici de nuages et de drame accu­mu­lés.

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