Archives du mot-clé Laurent Cuniot

Votre Faust

© VICTOR TONELLI
Le direc­teur et Hen­ri

Cela ressemble à l’archétype du mythe : il y a un compositeur en Faust, un directeur de théâtre en Méphisto, et même une paire de Marguerite ! Mais quitte aujourd’hui à être Faust, autant repousser aux limites de l’imaginable le chant des possibles…


Hen­ri Pous­seur, musique – Michel Butor, livret – Laurent Cuniot, direc­tion – Alié­nor Dau­chez, mise en scène. Avec Pierre-Benoist Varo­clier (Hen­ri), Vincent Schmitt (direc­teur de théâtre / Méphis­to), Laë­ti­tia Spi­ga­rel­li (Gre­ta, Mag­gy), Éléo­nore Bri­gan­ti (chan­teuse), les musi­ciens de TM+…


 

Voilà bien le spec­tacle le plus fes­tif à quoi il soit don­né d’assister. Le plus lou­foque. Le plus brin­de­zingue. On n’imaginait pas user de pareils adjec­tifs pour une œuvre cosi­gnée par Hen­ri Pous­seur, com­po­si­teur belge sériel presque pur, com­pa­gnon de route de Berio, Bou­lez, Stock­hau­sen, et Michel Butor, ogre poète du nou­veau roman. Conti­nuer la lec­ture de Votre Faust 

Counter Phrases

© THIERRY DE MEY

Nouvelle création de Counter Phrases, spectacle de correspondances entre musiques d’aujourd’hui et chorégraphies filmées1. Sous la direction de son directeur musical Laurent Cuniot, TM+ s’associe à l’Orchestre symphonique de Mulhouse et au trio de Ballaké Sissoko pour une aventure hors norme.

Les cho­ré­gra­phies d’Anne Tere­sa De Keers­mae­ker sont une matière en mou­ve­ment, elles aus­cultent les échanges entre le geste des corps et celui des musiques. Coun­ter Phrases, démarche com­mune entre­prise en 2003 avec le com­po­si­teur et cinéaste Thier­ry De Mey, repose sur une petite révo­lu­tion : inver­ser les rap­ports entre musique et danse, offrir aux com­po­si­teurs des cho­ré­gra­phies silen­cieuses pour les invi­ter – à rebours de siècles de tra­di­tion occi­den­tale – à « musi­quer » la danse.

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  1. Coun­ter Phrases, créa­tion 2016 à la Mai­son de la musique de Nan­terre, les 5 et 6 février. Puis à la Phil­har­mo­nie de Paris le 17 mai et à La Fila­ture de Mul­house le 24 juin 

Autour de… Reverse Flows

Reverse Flows

Au len­de­main de la créa­tion de Reverse Flows, de Laurent Cuniot, à la Mai­son de la musique de Nan­terre1. Ce len­de­main flou, exten­sible – disons-le : méta­pho­rique, qui sépare les bague­nau­deurs des phy­si­ciens, et les rédac­teurs des musi­ciens.

Au len­de­main, com­ment trans­mettre quelque chose de cette musique ? Échan­ger quelques pierres gra­vées avec ceux qui y étaient, dépo­ser un cairn pour ceux qui n’y étaient pas, bali­ser le che­min ima­gi­naire en vue d’inciter à l’excursion ?  Conti­nuer la lec­ture de Autour de… Reverse Flows 


  1. Reverse Flows, pour alto, ensemble et élec­tro­nique, créée par Gene­viève Stros­ser et TM+ sous la direc­tion de Marc Des­mons, le 23 juin 2015 à Nan­terre dans le cadre du fes­ti­val Mani­feste 2015 de l’Ircam 

Verrà la morte

Com­po­si­tion de Laurent Cuniot, pour cla­ri­nette solo et orchestre. Durée : 25 min. Créa­tion
le 24 avril 1997 au Théâtre de Poi­tiers. Phi­lippe Ber­rod, cla­ri­nette, orchestre Poi­tou-Cha­rentes, direc­tion : Pas­cal Ver­rot.

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Le cycle Verrà la morte : Pré­lude – You, dap­pled smile – Lo spi­ro­glo dell’alba – Verrà la morte – La casa – Sangue di Pri­ma­ve­ra – Last blues

 

Comment s’y prendre pour par­ta­ger émo­tions et repères à pro­pos de Verrà la morte, pièce orches­trale com­po­sée autour d’un cycle de poèmes de l’écrivain ita­lien Cesare Pavese ?

Dif­fi­cile, tant la poé­sie lapi­daire – au sens du tra­vail de la pierre pré­cieuse, angles vifs et feux cha­toyants – cou­pe­rait la langue de qui vien­drait y mêler la sienne. Plus que dif­fi­cile : impru­dent, tant il y a ici de nuages et de drame accu­mu­lés.

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La lice des nuits


Com­po­si­tion de Laurent Cuniot pour grand orchestre. Durée : 20 min. Créa­tion le 28 avril 1989 à la Mai­son de Radio-France. Orchestre Phil­har­mo­nique de Radio-France, direc­tion Michel Tabach­nik.


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La lice était le champ médié­val du tour­noi. La lice des nuits est le lieu des affron­te­ments noc­turnes.

Son lan­gage est équi­voque – c’est d’ailleurs le propre des langues depuis la pierre de Babel. Équi­voque aus­si sa forme, et sans doute son sens, si tant est qu’un com­po­si­teur accepte ce mot dont l’auditeur use par impuis­sance à mieux dire.

Il y a là quelque chose de vif et de pur et de neuf ; d’abstrait, pour dépo­ser un terme plas­tique sur une musique qui l’est mais qui s’inscrit néan­moins, avec toute la puis­sance des quatre-vingt-dix musi­ciens et mal­gré l’apport des sons élec­troa­cous­tiques d’aujourd’hui, dans une his­toire de l’orchestre, de ses sono­ri­tés, de ce qu’elles char­rient comme émo­tions, on ne va tout de même pas y renon­cer…

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