Si tant est qu’on veuille en savoir plus

Regard musical

Et puis s’il me fal­lait vendre une spé­cia­li­té, ce serait la musique d’aujourd’hui. L’amplifiée comme la contem­po­raine.

J’ai la chance d’être né dans un milieu sinon réfrac­taire, du moins sourd à la chose musi­cale. Sauf le res­pect dû à ma paren­tèle, oui, c’est une chance. Parce que la musique m’est ain­si venue comme une curio­si­té avant de s’épanouir comme une rai­son d’être.

Les musiques plu­tôt, sans réel­le­ment de pré­séance sinon celle que l’on doit à la qua­li­té des émo­tions res­sen­ties. N’en déplaise aux enfants du rock exclu­sifs et aux aca­dé­miques grin­cheux. Il y a la musique immé­diate que notre géné­ra­tion a pris l’habitude de nom­mer pop-rock-et-cæte­ra ; celle héri­tée d’une his­toire longue comme notre civi­li­sa­tion, que l’on dit clas­sique par confu­sion mais c’est bien pra­tique ; le jazz d’aujourd’hui et ses domaines de conquête. Et bien sûr les musiques que les com­po­si­teurs nos contem­po­rains créent main­te­nant et qui sonnent comme l’excitante vibra­tion de l’air du temps.

Je pour­rais bien sûr racon­ter l’enfance avec la Neu­vième de Bee­tho­ven et les Rol­ling Stones ; l’adolescence des sym­pho­nies de Mah­ler, de Led Zep­pe­lin, Peter Ham­mill et Gérard Man­set ; le choc phy­sique – ver­ti­gi­neux, irré­mé­diable – de la décou­verte de Xena­kis ; les lignes du Mar­teau sans maître qu’on se repasse en boucle ; l’imaginaire ouvert plus tard sur les espaces de Gérard Gri­sey ou d’Hugues Dufourt, de Pas­cal Dusa­pin, Laurent Cuniot ou Pierre-Adrien Char­py, de David Syl­vian ou de Domi­nique A.

Mais ce bavar­dage n’intéresse fina­le­ment per­sonne. Seuls les mots écrits res­tent. On en trou­ve­ra pas mal ici.

Ensuite, la parole est au lec­teur, et là je ne peux plus rien. Sinon lui rap­pe­ler que s’il me cherche, il me trouve ici.