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Le pô­le Sud de la ma­rion­net­te

Hullu © ARTHUR BRAMAO
Hullu © ARTHUR BRAMAO

Le Mar de ma­rion­net­tes, le TO du théâ­tre d’objet : quin­ziè­me édi­tion du fes­ti­val MarTO1 avec huit spec­ta­cles au pro­gram­me dont deux créa­tions, et la dé­sor­mais my­thi­que Nuit de la ma­rion­net­te !

Mar­TO, c’est une his­toi­re de ma­ni­pu­la­tion, de fils in­vi­si­bles, d’ombres, de lu­miè­res et de mons­tres… Les co­mé­diens sont des fi­gu­ri­nes, des ef­fi­gies, des pou­pées – voi­re des ac­ces­soi­res, cho­ses et bri­co­les ré­pon­dant de ma­niè­re dé­fi­ni­ti­ve à la fa­meu­se ques­tion du poè­te : oui, ici, les ob­jets in­ani­més ont une âme !

Aux trois théâ­tres d’origine du pre­mier MarTO en l’an 2000 – Malakoff, Fontenay et Clamart – se sont peu à peu as­so­ciés leurs « voi­sins for­mi­da­bles » de Châtenay, Bagneux et Châtillon pour consti­tuer un pô­le Sud de la ma­rion­net­te ; ce qui ne man­que pas de sel pour une pra­ti­que où il ne faut pas être man­chot… Restons sé­rieux : l’affaire l’est mê­me tant que le théâ­tre Jean-Arp de Clamart, l’un des pè­res fon­da­teurs de cet­te consti­tu­tion de la ma­rion­net­te et de l’objet, s’en est fait en quel­que sor­te une spé­cia­li­té – non ex­clu­si­ve – re­con­nue de­puis 2010 par un sta­tut de « scè­ne conven­tion­née pour la ma­rion­net­te, le théâ­tre d’objets et au­tres for­mes mê­lées ». Et s’engage cha­que an­née dans un ri­tuel noc­tur­ne dé­me­su­ré : la Nuit de la ma­rion­net­te  !  Continuer la lec­tu­re de Le pô­le Sud de la ma­rion­net­te 


  1. du 21 no­vem­bre au 6 dé­cem­bre 2014 dans les six théâ­tres par­te­nai­res du sud du dé­par­te­ment des Hauts-de-Seine – www.festivalmarto.com 

Farid Bentaïeb

Co-créa­teur du fes­ti­val MarTO, le di­rec­teur du théâ­tre Jean-Arp de Clamart nous in­vi­te1 à pas­ser la nuit avec des ma­rion­net­tes…

 La ma­rion­net­te est un art au royau­me de la bri­co­le. Imaginez un ob­jet, im­men­se ou mi­nus­cu­le, po­sé là, iner­te, et puis à un mo­ment don­né le ma­rion­net­tis­te s’en em­pa­re, alors tout à coup quel­que cho­se se met à vi­vre… C’est du théâ­tre ex­tra­or­di­nai­re­ment émou­vant : on a plus en­co­re qu’ailleurs l’impression de voir la cho­se naî­tre, de com­pren­dre un pe­tit peu mieux le mi­ra­cle de la créa­tion.”

Sil­houet­te im­pec­ca­ble du dan­seur, re­gard acé­ré et voix pla­cée de l’acteur, Farid Bentaïeb confes­se un goût pour le théâ­tre gé­né­reux : voi­là un pro­fes­sion­nel qui ai­me l’art et les gens ! Cela com­men­ce par la dé­cou­ver­te des tex­tes du­rant la sco­la­ri­té, puis vien­nent les pre­miè­res émo­tions de spec­ta­teur : Koltès-Chéreau aux Amandiers de Nanterre – « d’ailleurs la re­pri­se dix ans plus tard de Dans la Solitude des champs de co­ton avec Pascal Greggory et Patrice Chéreau est le plus beau sou­ve­nir de spec­ta­cle de ma vie ! » – aus­si bien que la re­pré­sen­ta­tion mal­adroi­te d’un Barbier de Séville vé­cue sous un préau de col­lè­ge pres­que com­me une ex­pé­rien­ce sen­suel­le. « Même si ce n’était pas ter­ri­ble, il en res­te quel­que cho­se qui est du do­mai­ne de la trans­mis­sion. »  Continuer la lec­tu­re de Farid Bentaïeb 


  1. le 22 no­vem­bre 2014