Nocturne cos­mi­que

Angelika MarkulPar la grâ­ce d’Angelika Markul, la Maison des arts de Malakoff nous fait vi­vre, De la ter­re jusqu’au ciel, une ex­pé­rien­ce éco­lo­gi­que au sens fort1.

Il fait nuit. En bas, une car­te aux re­liefs va­gue­ment in­quié­tants nous in­vi­te à un voya­ge in­té­rieur. En haut, la vi­déo d’un ciel tra­ver­sé d’étoiles et de corps cé­les­tes en mou­ve­ment. Entre les deux, une li­gne de mon­ta­gnes, com­me un ho­ri­zon im­pos­si­ble.

Sculpture, ins­tal­la­tion ou vi­déo, cha­que œu­vre d’Angelika Markul n’est ni tout à fait la mê­me ni tout à fait une au­tre : la na­tu­re est bles­sée mais se ré­gé­nè­re, l’homme lais­se des tra­ces qui s’effacent, on res­sent phy­si­que­ment no­tre fra­gi­li­té et l’immensité des for­ces qui nous en­vi­ron­nent. Ici, nous som­mes à la fois mi­nus­cu­les dans l’univers et sou­dain plus vi­vants de­vant une œu­vre d’art qui, à dé­faut de nous ren­dre plus sa­ges, pour­rait peut-être ques­tion­ner no­tre ar­ro­gan­ce.


Paru dans HDS.mag n° 37, sep­tem­bre-oc­to­bre 2014.


  1. Maison des arts de Malakoff, du 20 sep­tem­bre au 16 no­vem­bre 2014