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En lu­miè­re sau­va­ge, après


… cet­te to­ta­li­té en rui­ne… (2014), En lu­miè­re sau­va­ge (2015)  : deux piè­ces en mi­roir pour deux dan­seurs et trois per­cus­sion­nis­tes1. Compositions de Pierre-Adrien Charpy, cho­ré­gra­phie de Cécile Guye, avec le HOP!trio et la com­pa­gnie Boutabou.


En lumière sauvage

Ils sont deux sur le pla­teau, à dan­ser le ton­ner­re dans les té­nè­bres, à dan­ser la vio­len­ce des tu­mul­tes et la sen­sua­li­té des corps… Non, il ne fau­drait pas com­men­cer com­me ce­la.

Plu­tôt : ils sont deux sur le pla­teau, eux les dan­seurs – el­le et lui – et eux les per­cus­sion­nis­tes – qui sont trois en plus ce qui fi­nit par com­pli­quer la cho­se… Deux en­sem­bles en­sem­ble à s’écouter, se re­gar­der, se cher­cher se trou­ver se re­lâ­cher, à échan­ger des mou­ve­ments et des rup­tu­res, à dis­pa­raî­tre dans l’ombre pour mieux ren­voyer l’autre dans la lu­miè­re. À pren­dre des coups, à fris­son­ner sous la ca­res­se.

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  1. Programme don­né en créa­tion le 18 sep­tem­bre 2015 au théâ­tre Comoedia d’Aubagne 

À el­le-mê­me ré­vé­lée


Programme du concert :
Kaija Saariaho, From the gram­mar of dreams (1988). Robert Pascal, Xi ling (2012). Jean-Baptiste Barrière, Ekstasis (2014). Pierre-Adrien Charpy, Vivante mor­te éblouie (2011). Kaija Saariaho, Lonh (1996).


Raphaële Kennedy
Raphaële Kennedy, so­pra­no

Quatre com­po­si­teurs d’aujourd’hui étaient au pro­gram­me du ré­ci­tal pour voix seule et élec­tro­ni­que don­né par la so­pra­no Raphaële Kennedy le 12 mai 2015 à Marseille. Nous y étions et l’on va vous fai­re re­gret­ter de ne pas.

Le PIC (pô­le ins­tru­men­tal contem­po­rain) est à l’Estaque, ce “vil­la­ge” de Marseille qui n’a som­me tou­te pas tant chan­gé de­puis Cézanne et Marquet, vieux quar­tier po­pu­lai­re et in­dus­trieux, en­co­re que les usi­nes, aujourd’hui… Ruelles étroi­tes, sta­tion­ne­ment en pa­gaille, les en­fants et leur mè­re de­hors, le dé­da­le des tra­ver­ses et des ar­riè­re-cours, le gros chien dé­bon­nai­re et la vue sur la mer, en bas. Cela vous a des airs de cli­ché, on di­rait le Sud, le temps du­re long­temps… Et c’est pour­tant en haut de ce mor­ceau de col­li­ne qu’on trou­ve le PIC – un es­pa­ce de concert qu’on di­rait im­pro­ba­ble si le ter­me n’avait été tant usé. Et qui pour­tant l’est, im­pro­ba­ble, hors du cir­cuit obli­gé de la mu­si­que contem­po­rai­ne. Et mé­ri­te­rait sans dou­te qu’on y ac­cor­de plus d’attention : al­lez, une na­vet­te ou deux et la mu­si­que d’aujourd’hui – l’autre mu­si­que d’aujourd’hui – au­rait un nou­vel es­pa­ce et de nou­vel­les oreilles à en­se­men­cer. Continuer la lec­tu­re de À el­le-mê­me ré­vé­lée