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Claire Désert

Fidèle du festival de l’Orangerie de Sceaux, la pianiste y donne cette saison1 un double concert en compagnie de jeunes musiciens qui lui ressemblent.

© OLIVIER RAVOIRE Une vie de musi­cien, c’est d’abord une vie labo­rieuse : cinq à six heures de pia­no tous les jours… Cela res­semble en fait à une vie de spor­tif. Quelque chose d’à la fois très régu­lier, parce qu’il y a une dis­ci­pline qu’on apprend très jeune et qui est très for­ma­trice, et d’absolument pas rou­ti­nier, une vie plu­rielle, entre les voyages et la mai­son, tra­vailler seule et avec d’autres, ensei­gner, être sur scène…

Qui s’intéresse à la flam­boyance m’as-tu-vu du musi­cien soliste, port de tête arro­gant et éclats d’ego mon­tés en parure, ferait mieux d’aller écou­ter ailleurs : Claire Désert n’est pas vrai­ment de cette école-là… Elle ne bran­dit pas la voca­tion pro­dige de l’enfant d’Angoulême ni l’illumination irré­sis­tible de la généa­lo­gie : « Mes parents m’ont mis au pia­no à cinq ans, pour la culture géné­rale, sans que je le demande… Ce n’est pas très gla­mour mon his­toire ! Mais la greffe a bien pris, j’ai l’impression d’avoir tou­jours sui­vi un che­min, comme si la musique avait tout le temps fait par­tie de ma vie jusqu’à ce que je me retrouve à qua­torze ans au Conser­va­toire de Paris. Tout s’est enchaî­né sim­ple­ment, comme quoi on peut-être musi­cien sans être enfant de musi­cien ! »

Conti­nuer la lec­ture de Claire Désert 


  1. Carte blanche à Claire Désert, dimanche 17 juillet 2011 au fes­ti­val de l’Orangerie de Sceaux. Avec Guillaume Chi­lemme (vio­lon), Natha­naël Gouin (pia­no), Vic­tor Julien-Lafer­rière (vio­lon­celle) et Pierre Génis­son (cla­ri­nette).